29/10/2008

Jolie nostalgie...

Les souvenirs affluent pour l'instant, comme un retour en arrière dans une atmosphère légère. La nostalgie n'est pas toujours à consonance triste même si j'avoue quelques moments de faiblesse aussi. J'ai déjà écrit ici que mes blessures et mes épreuves m'ont fait grandir mais je reste persuadée que le ciment de ma vie c'est le bonheur. Celui dans lequel j'ai été élevée et celui que j'ai pu cueillir à chaque fois qu'il passait à ma portée.

Je me souviens de la rue de la Raquette et du restaurant Alsacien. Soirée d'émotion où perchée sur un haut tabouret, je sentais que mon coeur allait exploser.

Je me souviens de ce rendez-vous sordide où mille fois j'ai failli tout décommander. Et puis non, je vais toujours jusqu'au bout de mes décisions! Aujourd'hui je sais que j'ai eu raison ce jour-là encore.

Je me souviens de mes 15 ans, de ce garçon éblouissant de qui je voulais recevoir mon premier baiser. Les soirées sans fin à soûler ma mère avec le décompte de nos regards échangés et ses sourires, et ses gestes...

Je me souviens d'un 4 septembre, de la Meuse illuminée, d'une balade nocturne à la Citadelle de Namur, d'un panorama qui semblait n'être là que pour nous.

Je me souviens de l'autoroute qui me menait 70 km plus loin à pas d'heure dans la nuit. Des lambeaux de brume que je traversais et qui me rappelais les films d'épouvante. Aussi cette petite route de campagne pas illuminée qui semblait ne pas avoir de fin. 3km dans le noir et puis... ses bras!

Je me souviens de Vedra, de mon innocence sur cette terre. J'étais heureuse, et je ne savais pas que ma vie basculerait 12 jours après... Le souvenir de cet instant ne peut être que beau. Mon destin s'enrichissait, mon énergie bouillonnait, je ne veux retenir que ça, et peut-être ne jamais retourner là-bas.

Ces petits bouts de mon histoire me donnent envie d'écrire plus encore. Tout raconter, tout partager, tout revivre encore une fois avec la même étincelle au coeur.

Sans doute est-ce pour cela que j'ai tant besoin d'écrire, consigner ces instants comme autant de preuve de leurs existences, rendre mon bonheur tangible et savoir qu'il est sans fin...penser que le meilleur reste à venir et être impatiente d'être demain...

vedra-ibiza

20:25 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

20/10/2008

La minute psy...

Pour répondre à la question que suggérait Mik dans son commentaire à propos de mon besoin de reposter une "vieille" lettre à ma fille... Pourquoi aujourd'hui?

Parce que...

Je relis les derniers post de ce blog et je me rends compte que je n'arrête pas de me plaindre du temps qui passe trop vite, de mes envies d'écriture que je n'arrive plus à satisfaire. Des projets de romans qui prennent la poussière dans un tiroir, un recueil de nouvelles auquel il manque tellement peu de pages mais...

Bref, ce temps qui file, je le vois plus encore en regardant ma fille grandir. Son langage qui se précise, ses attitudes copiées sur celles des grandes personnes, sa façon de vouloir "faire comme maman" souvent. Les première confidences sur sa (grande! oui, oui!) capacité à tomber amoureuse plus vite que son ombre des petits garçons de son école,... tout ça fait qu'on est déjà bien loin du bébé qu'elle était il y a... 6 ans.

Aujourd'hui, dans ma spirale infernale, je suis très consciente de tout ce que je perds et je n'ai pas encore trouvé le moyen de stopper la machine. j'ai même la désagréable impression que le tempo empire. J'ai toujours été une grande "defenderesse" de la qualité de vie, et je déteste ce constat qui me rappelle que je ne suis même pas capable de mettre en pratique ce que je prône!

J'en arrive à rêver à l'Euromillions, non pas pour le fait d'être dans la profusion matérielle, de vivre dans le marbre ou de dévaliser les magasins (quoique ;-) )mais simplement pour avoir le temps. Pour renoncer aux huits (et des...) heures quotidiennes qui ne servent qu'à payer les factures, pour avoir enfin le plaisir de m'arrêter sans être troublée par les soucis matériels.

Mon vrai luxe, c'est le temps...je le ressens depuis toujours...et je ne sais pas quand je serai "riche"!

12:44 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

10/10/2008

Un peu de nostalgie...

J'écris peu, bien trop peu, et je le regrette. Par contre, il m'arrive parfois de me relire... Même si mes textes parlent rarement de moi, ils ont tous été inspirés de sensations et d'émotions vécues. Aussi, ma relecture me plonge dans des souvenirs. Agréables ou pas, ce sont eux qui forment le ciment de ma vie.

Aujourd'hui, je me suis particulièrement arrêtée à une lettre adressée à ma fille en 2005. L'envie me prend de la reposter, ici, sur le devant de la scène. D'abord parce qu'elle me rappelle que le temps file, aussi parce que pour mon prochain post, j'ai l'envie de lui écrire à nouveau...

"Petit Ange,
 
Tu as maintenant, un peu plus de trois ans. Le temps file et dessine petit à petit la femme que tu seras un jour. J'ai cette envie toute maternelle de te protéger mais en même temps, il me faut bien t'apprendre à t'armer pour la vie. Et finalement, je me rends compte que je n'ai pas la recette... Nous avons déjà traversé tant d'épreuves, main dans la main, en si peu de mois. Je n'ai rien voulu te cacher, je t'ai tout expliqué. Toujours. Même à un âge où tu n'étais pas sensée comprendre. Je reste persuadée que je gagnerai ta confiance en te parlant "vrai", car si le sens de mes mots t'a échappé, tu n'as sans doute rien perdu de l'émotion. C'est ce que je voulais.
 
Aujourd'hui, tu commences à poser des questions. Certaines me font rire, d'autres m'étonnent carrément. Dans mes réponses, encore la vérité! Combien de "je ne sais pas" t'ai-je déjà dit?...Et je ne m'en excuse pas, bébé. Parce que, non, les "grands" ne savent pas tout, ils se trompent parfois et se ramassent...Comme tu le feras toi aussi. Ne crois pas que ce constat très réaliste soit pessimiste ou trop dur à t'annoncer. La meilleure chose que je puisse t'apprendre, je crois, c'est d'accepter la vie comme elle vient, et de la gérer au mieux, de te donner la capacité de la rendre belle chaque fois que tu pourras. Te nier les ruptures, les deuils et les choix difficile ne te rendra pas service. Ca existe, et en nombre en plus! Mais sache que tu auras le droit de les maîtriser, de les digérer, et puis d'avancer malgré tout. Je te promets que tu te relèveras de tout, si tu le veux vraiment.
 
Surtout, je souhaite que tu sois exigeante. Je ne te lâche pas là, sur une voie facile, mais le jeu en vaut la chandelle. Comme l'a dit si justement Camus "Il faut rêver très haut, pour ne pas réaliser trop bas". En ces mots, réside mon crédo.
 
Garde ton langage d'enfant de trois ans, sans nuance et guidé par ton coeur seul. A ton âge, on ne raisonne pas, on ne calcule pas. Tu aimes ou pas, tu veux ou pas, tu ne t'embarrasses pas de nos "peut-être", nos "on verra", et nos tournures politiquement correctes de grandes personnes.
 
Il y a encore tant de choses que je voudrais te dire, tant de choses que je voudrais prévoir, t'offrir ou t'éviter... mais c'est pierre par pierre, et épreuves après bonheurs que nous construirons l'édifice de ta confiance en toi.
 
Il m'arrive de t'imaginer dans vingt ans. Quelles que seront tes décisions existentielles, je me plais à te rêver libre, indépendante, épanouie et heureuse. Je fais le voeu que chaque matin de ta vie d'adulte, malgré les contraintes du quotidien, tu puisses encore t'émerveiller de la couleur du ciel, et comme tu le fais si bien aujourd'hui, le pointer du doigt et demander "Il est où, le soleil?" "

 

12:26 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |