28/03/2008

Sanguine

Je marchais à tes côtés, je portais une robe rouge et toi ton long manteau noir. Le vent jouait dans tes cheveux et je me moquais de ta mise. Surtout, je cherchais un prétexte pour glisser ma main dans tes mèches ébourriffées. Te toucher... Te toucher. Ca aurait pu être un remède pour me consoler de tous mes rêves brisés, de cet amas de tristesse qui me recouvrait et que je ne savais comment évacuer. Le ciel était translucide, rouge dilué. C'était un décor "sanguine". Les nuages étaient plus foncés mais du même rouge que ma robe. Je nous voyais marcher côte à côte dans ce paysage dessiné. Je sais que j'avais peur, mais qu'avoir peur avec toi, c'était presque bon. J'attendais ta voix, et tes mots rassurants. J'en avais besoin. Je n'aurais, de toutes façons, pu croire que toi. Nos gestes se reflétaient en des ombres énormes et j'avais froid aussi. Tu as parlé de ma mère, tu as dit qu'elle n'aimerait pas me voir comme ça. C'était mieux que n'importe quelle promesse. C'était une des rares vérités capables de me faire réagir. Comment savais-tu?

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C'était un rêve, c'était ce matin. Le téléphone a sonné à 8h21, éclatant cet instant onirique... Depuis je flotte entre songe et réalité : impression de marcher sur des nuages, de ne pas être tout à fait là...Je me suis habillée de rouge...et tu me manques...

 

16:49 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

26/03/2008

Etienne Daho.

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Et hop un p'ti post pour me faire plaisir, à  l'instar de "L'Obsession tour" de mon chéri... Je vous explique : ce 22 mars dernier, j'ai eu la chance d'aller applaudir Etienne Daho au cirque royal de Bruxelles. A l'écoute de son répertoire, je me suis aperçue qu'il a choisi d'interpréter ce qui lui tient à coeur plutôt que les succès "commerciaux" et j'ai adoré...

Je n'ai plus l'âge d'être une groupie, et au-delà d'une attitude puérile qui me ferait dormir sous des posters à son effigie, je ressens une vraie passion pour les oeuvres de Daho. Il n'y a pas un texte que je ne lui envie, à la virgule près... Il me plaît de rêver à des vibrations jumelles dans notre façon d'appréhender la vie. Up and down; ici et ailleurs; brisé et fort; passionné et déçu...mais toujours créatif.

Depuis 15 ans, en dépit des différents styles de musique qui explosent sans arrêt, en dépit de nombreux autres coups de coeur artistiques, Etienne Daho a toujours accompagné mes moments de grandes joies ou de déchirures. Et..."si rien n'est éternel, j'adresse maintenant et ici, une ultime prière, avant d'être poussière, oui, avant de devenir pur esprit, m'enivrer toute la nuit, d'son animale poésie"...(Extrait de "Sur la terre comme au ciel", album "l'invitation" 2007)

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18:11 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/03/2008

Funambules?

J’ai garé la voiture à un mètre du ravin. Prête à basculer…à l’image de ma vie…. Mais le vide ne m’a jamais fait peur, l’équilibre précaire non plus ! Je suis dangereuse. Tu es à mes côtés, tu ne dis rien. Ta main glisse le long de mon ventre, s’arrête sur la boucle de ma ceinture. Tu as un regard interrogateur, vert…diabolique, j’ai un sourire qui dit « oui ». Tu dois me croire un peu folle et je le serai ce soir. Ma bouche sur la tienne s’écrase en un baiser violent. J’ai un énorme besoin de fougue. Serre-moi à me faire mal, pour que j’arrête de respirer, que j’arrête de penser à tous ses mensonges qui me blessent. J’espère la marque de tes dents, de tes griffes partout sur moi. J’ai laissé l’autoradio fonctionner. J’ai le ventre qui se tord sous les vibrations des guitares électriques, de tes gestes forts. Le mélange est ardent. Mes cheveux couvrent mon visage, me voici ébouriffée, essoufflée. Ne dis pas que je suis belle. Invente-moi des mots. Alors tu parles, et je meurs sous le débit saccadé de ton discours. J’entends, je t’entends me raconter toutes mes vies, mes richesses. Et tu me prends là, dans mon unicité, dans mon abandon à toi. Mes larmes coulent et tu les bois, ainsi tu effaces le chagrin. Ancrés l’un dans l’autre à un mètre du vide…prêts à basculer…On se (re)tient…

Ecrit en écoutant "All these lives" de C. Daughtry...c'est fou ce que la musique inspire!

23:34 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

18/03/2008

L'absente.

On me cherche sans jamais me trouver, J'attire et j'attise des désirs inavoués
Comme le poison que l'on redoute, Je me dessine dans l'ombre d'un doute
L'abîme dans lequel tu plonges, Le songe dans lequel tu t'enfuis
La vérité en dépit du mensonge, Je jette le trouble dans ton esprit

Je suis l'absente
L'insaisissable
Je suis l'absente
L'insupportable

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Photo "volée" sur :

http://butterflysworld.unblog.fr/



Je vis dans chacun de tes gestes, Je m'évanouis dans chacun de tes mots
Je suis le temps qu'il te reste, Sombre et claire comme l'eau
Une douleur insidieuse, Un soupir inachevé
A ton âme ô combien précieuse, Le manque qu'il te faut combler

Je suis l'absente
L'insaisissable
Je suis l'attente
L'insupportable

                                                                                  Interprété par Olivia Ruiz

17:53 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/03/2008

en attendant ...

les photos du post précédent, envie d'une pause musicale un peu perso...

http://www.youtube.com/watch?v=8FhmknjRgA4

19:58 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

good vibrations.

blog flou


 

Ces 8 et 9 mars dernier, quel plaisir j'ai eu de passer un week-end fabuleux...J'ai revu Françoise Simpère (lien vers son blog dans la colonne de droite), un ami cher, et j'ai fait connaissance de "longues jambes" http://longuesjambes1.skynetblogs.be/. (N'hésitez pas à lire le blogs respectifs des deux femmes, elles ont aussi laissé leurs commentaires à ce sujet.)

Nous avons parlé d'amour. De toutes les sortes d'amour! Emotionnel, physique, familial, amical, chimérique...mais toujours passionné et profond. Peu de gens sont capables d'aimer à vie quoiqu'ils disent ou pensent. La réalité demeure souvent bien loin des promesses énoncées. Nous les "Simpériens" comme nous nous plaisons à nous nommer, savons ce qu'est de donner son coeur pour toujours. Sans exclusivité soit, mais avec tellement d'amplitude. Aimer et laisser libre, aimer et rester libre. Nous ne restons pas avec nos conjoints par nécessité, ni pour respecter un papier signé, encore moins pour les "habitudes" mais seulement par choix, pour le plaisir d'être là, de partager. Notre présence est en soi une preuve d'amour...

Nous étions tous d'accord pour énoncer notre différence au sein même de nos cellules familiales. Nous avons opté pour la transparence et ce, quel qu'en soit le prix (et j'avoue qu'il est souvent dur à payer quand on est mal "entendu". ).

J'ai gardé de belles images dans un petit coin de ma tête : Françoise si posée, si relax qui dédramatise tout avec tellement de sagesse; la complicité intacte avec mon cher ami, même si pourtant je sais que le temps qui passe n'effacera jamais rien...et mon coup de coeur du week-end, c'est cette lumière sur le visage de longuesjambes quand elle regardait son amoureux. Ca explosait de partout... L'amour sincère est si violent qu'il s'écrit sur nos peaux, dans nos yeux, dans chacun de nos gestes...J'en ai été le témoin privilégié ces jours-là. J'ai apprécié cette image miroir car j'aime comme ça, quand j'aime vraiment.

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Le temps est passé trop vite mais les moments partagés furent vraiment chargé d'émotions, de symbiose, et d'une rare compréhension. Ca fait du bien! Encore...

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19:32 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |