26/02/2008

Douce violence.

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Tous les jours, ta voix qui résonne ou tes mots volatiles que je reçois comme autant de papillons... que je n'apprivoiserai pas. Je ressens la distance qui s'amenuise peu à peu mais je m'échappe. Je capte ton sourire et tes yeux qui se plissent mais je ne t'accompagne pas. Je me sens figée, si peu naturelle. Mes paroles se bloquent et mon rire se suspend. L'atmosphère me semble fragile et pourtant tout se passe en douceur. Je t'entends m'apprendre les choses, au fond je ne t'écoute pas, je te regarde...simplement. Je relis "Autres désirs, autres hommes" de Françoise Simpère. Elle a écrit "Tu avais les yeux dorés et des tourments plein la tête". Je me dis qu'elle te connaissais. A moins que ce ne soit moi qui te vois partout, dans tout. Mon monde spirale autour de toi. Chaque tournant amorcé me ramène à toi, toujours, inlassablement...et si lentement. Les mois, les années s'égrènent et j'en suis toujours à mon point de départ. Silencieuse, presqu'inerte. Je suis chavirée en longueur, en langueur. C'est un contact ouatiné...pourtant chacunes de nos rencontres... me déchirent.

 

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21:31 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

14/02/2008

De circonstance ;-))

En ce jour de Saint Valentin, envie de vous dire, avec les mots d'un autre...

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L'amour est une catastrophe magnifique: savoir que l'on fonce dans un mur, et accélerer quand même.


[ L'amour dure trois ans (1997) ]
Frédéric Beigbeder

15:09 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

13/02/2008

Trop mathisée...

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Contre toute attente, ses lèvres sur les miennes et juste avant... moins d'une dizaine de mots... boulversants de simplicité... si l'on n'y prend pas garde.

Il a dit: "Là, ce soir, il n'y a que toi qui compte".

Tandis que je goutais sa salive, mon esprit ironisait. Il avait une épouse, des enfants, une villa qu'il payait encore, deux chiens, une carrière installée, des amis brillants et certainement triés sur le volet....

Je décomptais tout et je ne savais pas pourquoi.

Il avait encore ses parents, enfin je le croyais, une belle voiture, des vacances cinq fois par an, une bibliothèque qui attisait ma jalousie, des costumes griffés avec chemises et cravates assorties.

Mes lèvres sous sa bouche s'étiraient en un sourire. Je devais être folle pour faire ainsi l'inventaire de sa vie au lieu de profiter de sa sensualité. Mais je me voulais différente et unique dans tout cette profusion. J'aimais mesurer ainsi ma primeur de ce soir. Ca n'allait certainement pas durer, alors j'abusais.

Sous ses mains enhardies, mon corps brûlait déjà. Ma lucidité se diluait dans les caresses précises qu'il m'offrait. La nuit qui suivit fut étrange. Je la qualifiai de "mathématique". Eh oui, en romantisme j'ai des lacunes. Aucun autre qualificatif ne me paraissait plus convenable, car, ses doigts me dessinaient au millimètre, car, je n'ai pas arrêté mes calculs mentaux.

Et en regard de toutes ces choses précieuses qui faisaient son quotidien, ses mots : "Que toi qui compte" résonnaient comme un merveilleux cadeau.

J'ai décidé que ce ne serait pas seulement "là, ce soir..."

22:02 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |