13/02/2008

Trop mathisée...

compas
Contre toute attente, ses lèvres sur les miennes et juste avant... moins d'une dizaine de mots... boulversants de simplicité... si l'on n'y prend pas garde.

Il a dit: "Là, ce soir, il n'y a que toi qui compte".

Tandis que je goutais sa salive, mon esprit ironisait. Il avait une épouse, des enfants, une villa qu'il payait encore, deux chiens, une carrière installée, des amis brillants et certainement triés sur le volet....

Je décomptais tout et je ne savais pas pourquoi.

Il avait encore ses parents, enfin je le croyais, une belle voiture, des vacances cinq fois par an, une bibliothèque qui attisait ma jalousie, des costumes griffés avec chemises et cravates assorties.

Mes lèvres sous sa bouche s'étiraient en un sourire. Je devais être folle pour faire ainsi l'inventaire de sa vie au lieu de profiter de sa sensualité. Mais je me voulais différente et unique dans tout cette profusion. J'aimais mesurer ainsi ma primeur de ce soir. Ca n'allait certainement pas durer, alors j'abusais.

Sous ses mains enhardies, mon corps brûlait déjà. Ma lucidité se diluait dans les caresses précises qu'il m'offrait. La nuit qui suivit fut étrange. Je la qualifiai de "mathématique". Eh oui, en romantisme j'ai des lacunes. Aucun autre qualificatif ne me paraissait plus convenable, car, ses doigts me dessinaient au millimètre, car, je n'ai pas arrêté mes calculs mentaux.

Et en regard de toutes ces choses précieuses qui faisaient son quotidien, ses mots : "Que toi qui compte" résonnaient comme un merveilleux cadeau.

J'ai décidé que ce ne serait pas seulement "là, ce soir..."

22:02 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Quand les maths l'emportent sur les sentiments Merveilleux amant retenu
Fortement aux choses de sa vie.
Provisoirement à tes lèvres, pour une nuit.
Quadrature du cercle.
Amour
Durablement impossible.

Content de te retrouver
Bisous

Écrit par : dioxane | 17/02/2008

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