18/02/2007

Les minutes d'aéroport.

images

 

Notre parenthèse se refermait. Tu resterais là, sous le soleil Australien, tandis que je rentrais dans la grisaille européenne. Forcément, en février, je ne pouvais m'attendre à autre chose que du froid, de la pluie, peut-être même quelques flocons. Je n'étais pas encore partie mais j'avais déjà froid. M'en aller loin de toi, m'éloigner de ta chaleur, de ton feu...Comment faire?

J'aurais préféré te dire au-revoir dans ce qui fut "notre maison". Te quitter là, dans ce décor enchanteur qui avait abrité nos amours clandestines. Mais tu voulais m'accompagner à l'aéroport, tenir ma main, me serrer jusqu'à la dernière seconde. Je n'avais pas la force de t'en empêcher mais je redoutais déjà les larmes et j'aurais voulu t'éviter le spectacle de mon bouleversement.

Nous regardions décoller les avions et mentalement je comptais à rebours. Encore combien avant le mien? Dans la foulée, j'ai comptabilisé tout le reste pour m'occuper l'esprit : le nombre de bagages à main dans la petite salle d'embarquement, le nombre d'hôtesse de l'air, le nombre d'enfants qu'il y aurait à bord. "Enfant", sujet sensible. Je repensais à celui qui tu ne me ferais jamais. Nous ne l'évoquions même pas mais je savais qu'on le désirait. Mais au coeur de la déraison, il y a aussi des limites à ne pas franchir. Une voix doucereuse à annoncé mon vol. Ton image s'est diluée dans l'eau de mes yeux, tu as voulu parler mais posant un doigt sur tes lèvres, je t'en ai empêché. Que dire dans un instant pareil? Tout était inutile, n'importe quelle phrase sonnerait faux. J'ai collé ma bouche salée de larmes sur la tienne et je suis partie. Très vite, je me suis mêlée à la foule des passagers. En un instant, j'étais devenue anonyme : une femme qui rentrait à Bruxelles...parmi tant d'autres. Mais j'étais aussi et surtout une femme qui laissait son coeur à terre et se déchirait de toi.

13:37 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

Voilà ... un très beau texte empli d'émotions.
Au fait, C'était beau l'Australie ???
Gros bisous.

Écrit par : kathelyne | 18/02/2007

Dur... Mais plus ça va et plus je me rends compte que les amours sont loin d'être simples et faciles. Courage, Syolann !

Écrit par : Brigitte | 18/02/2007

coucou Je découvre ton blog par hasard. C'est plein de tendresse et de douceur chez toi. On s'y sent vite bien. Je reviendrai... Bonne soirée

Écrit par : bdu | 18/02/2007

J'adule ta façon ... de narrer. Je bois à tes mots, à tes lignes. On peut deviner ce qui va advenir, mais ta plume douceur ajoute un parfum de saveur, celui que tu vis dans ton for intérieur, que ce soit ou non autobiographique ... La passion, l'enfant qui ne sera, le nostalgie qui ne tardera ... Tout cela est allèchant, captivant.
Je t'en suis donc gré ...
Très cordialement.
Jean-Pierre

Écrit par : L'esthète | 18/02/2007

Bonjour Syolann... Je suis venue te faire un ti coucou et t'offrir toute mon amitié en cette belle journée
Que l'amour et l'amitié soient présente toute la journée et que cette journée soit remplie d'amour pour toi…
Gros bisous et à bientôt

Écrit par : Chadou/Yes | 19/02/2007

*** Un tout gros bisous à toi ma Syolan

Écrit par : baby | 19/02/2007

Les commentaires sont fermés.