29/10/2008

Jolie nostalgie...

Les souvenirs affluent pour l'instant, comme un retour en arrière dans une atmosphère légère. La nostalgie n'est pas toujours à consonance triste même si j'avoue quelques moments de faiblesse aussi. J'ai déjà écrit ici que mes blessures et mes épreuves m'ont fait grandir mais je reste persuadée que le ciment de ma vie c'est le bonheur. Celui dans lequel j'ai été élevée et celui que j'ai pu cueillir à chaque fois qu'il passait à ma portée.

Je me souviens de la rue de la Raquette et du restaurant Alsacien. Soirée d'émotion où perchée sur un haut tabouret, je sentais que mon coeur allait exploser.

Je me souviens de ce rendez-vous sordide où mille fois j'ai failli tout décommander. Et puis non, je vais toujours jusqu'au bout de mes décisions! Aujourd'hui je sais que j'ai eu raison ce jour-là encore.

Je me souviens de mes 15 ans, de ce garçon éblouissant de qui je voulais recevoir mon premier baiser. Les soirées sans fin à soûler ma mère avec le décompte de nos regards échangés et ses sourires, et ses gestes...

Je me souviens d'un 4 septembre, de la Meuse illuminée, d'une balade nocturne à la Citadelle de Namur, d'un panorama qui semblait n'être là que pour nous.

Je me souviens de l'autoroute qui me menait 70 km plus loin à pas d'heure dans la nuit. Des lambeaux de brume que je traversais et qui me rappelais les films d'épouvante. Aussi cette petite route de campagne pas illuminée qui semblait ne pas avoir de fin. 3km dans le noir et puis... ses bras!

Je me souviens de Vedra, de mon innocence sur cette terre. J'étais heureuse, et je ne savais pas que ma vie basculerait 12 jours après... Le souvenir de cet instant ne peut être que beau. Mon destin s'enrichissait, mon énergie bouillonnait, je ne veux retenir que ça, et peut-être ne jamais retourner là-bas.

Ces petits bouts de mon histoire me donnent envie d'écrire plus encore. Tout raconter, tout partager, tout revivre encore une fois avec la même étincelle au coeur.

Sans doute est-ce pour cela que j'ai tant besoin d'écrire, consigner ces instants comme autant de preuve de leurs existences, rendre mon bonheur tangible et savoir qu'il est sans fin...penser que le meilleur reste à venir et être impatiente d'être demain...

vedra-ibiza

20:25 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

20/10/2008

La minute psy...

Pour répondre à la question que suggérait Mik dans son commentaire à propos de mon besoin de reposter une "vieille" lettre à ma fille... Pourquoi aujourd'hui?

Parce que...

Je relis les derniers post de ce blog et je me rends compte que je n'arrête pas de me plaindre du temps qui passe trop vite, de mes envies d'écriture que je n'arrive plus à satisfaire. Des projets de romans qui prennent la poussière dans un tiroir, un recueil de nouvelles auquel il manque tellement peu de pages mais...

Bref, ce temps qui file, je le vois plus encore en regardant ma fille grandir. Son langage qui se précise, ses attitudes copiées sur celles des grandes personnes, sa façon de vouloir "faire comme maman" souvent. Les première confidences sur sa (grande! oui, oui!) capacité à tomber amoureuse plus vite que son ombre des petits garçons de son école,... tout ça fait qu'on est déjà bien loin du bébé qu'elle était il y a... 6 ans.

Aujourd'hui, dans ma spirale infernale, je suis très consciente de tout ce que je perds et je n'ai pas encore trouvé le moyen de stopper la machine. j'ai même la désagréable impression que le tempo empire. J'ai toujours été une grande "defenderesse" de la qualité de vie, et je déteste ce constat qui me rappelle que je ne suis même pas capable de mettre en pratique ce que je prône!

J'en arrive à rêver à l'Euromillions, non pas pour le fait d'être dans la profusion matérielle, de vivre dans le marbre ou de dévaliser les magasins (quoique ;-) )mais simplement pour avoir le temps. Pour renoncer aux huits (et des...) heures quotidiennes qui ne servent qu'à payer les factures, pour avoir enfin le plaisir de m'arrêter sans être troublée par les soucis matériels.

Mon vrai luxe, c'est le temps...je le ressens depuis toujours...et je ne sais pas quand je serai "riche"!

12:44 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

10/10/2008

Un peu de nostalgie...

J'écris peu, bien trop peu, et je le regrette. Par contre, il m'arrive parfois de me relire... Même si mes textes parlent rarement de moi, ils ont tous été inspirés de sensations et d'émotions vécues. Aussi, ma relecture me plonge dans des souvenirs. Agréables ou pas, ce sont eux qui forment le ciment de ma vie.

Aujourd'hui, je me suis particulièrement arrêtée à une lettre adressée à ma fille en 2005. L'envie me prend de la reposter, ici, sur le devant de la scène. D'abord parce qu'elle me rappelle que le temps file, aussi parce que pour mon prochain post, j'ai l'envie de lui écrire à nouveau...

"Petit Ange,
 
Tu as maintenant, un peu plus de trois ans. Le temps file et dessine petit à petit la femme que tu seras un jour. J'ai cette envie toute maternelle de te protéger mais en même temps, il me faut bien t'apprendre à t'armer pour la vie. Et finalement, je me rends compte que je n'ai pas la recette... Nous avons déjà traversé tant d'épreuves, main dans la main, en si peu de mois. Je n'ai rien voulu te cacher, je t'ai tout expliqué. Toujours. Même à un âge où tu n'étais pas sensée comprendre. Je reste persuadée que je gagnerai ta confiance en te parlant "vrai", car si le sens de mes mots t'a échappé, tu n'as sans doute rien perdu de l'émotion. C'est ce que je voulais.
 
Aujourd'hui, tu commences à poser des questions. Certaines me font rire, d'autres m'étonnent carrément. Dans mes réponses, encore la vérité! Combien de "je ne sais pas" t'ai-je déjà dit?...Et je ne m'en excuse pas, bébé. Parce que, non, les "grands" ne savent pas tout, ils se trompent parfois et se ramassent...Comme tu le feras toi aussi. Ne crois pas que ce constat très réaliste soit pessimiste ou trop dur à t'annoncer. La meilleure chose que je puisse t'apprendre, je crois, c'est d'accepter la vie comme elle vient, et de la gérer au mieux, de te donner la capacité de la rendre belle chaque fois que tu pourras. Te nier les ruptures, les deuils et les choix difficile ne te rendra pas service. Ca existe, et en nombre en plus! Mais sache que tu auras le droit de les maîtriser, de les digérer, et puis d'avancer malgré tout. Je te promets que tu te relèveras de tout, si tu le veux vraiment.
 
Surtout, je souhaite que tu sois exigeante. Je ne te lâche pas là, sur une voie facile, mais le jeu en vaut la chandelle. Comme l'a dit si justement Camus "Il faut rêver très haut, pour ne pas réaliser trop bas". En ces mots, réside mon crédo.
 
Garde ton langage d'enfant de trois ans, sans nuance et guidé par ton coeur seul. A ton âge, on ne raisonne pas, on ne calcule pas. Tu aimes ou pas, tu veux ou pas, tu ne t'embarrasses pas de nos "peut-être", nos "on verra", et nos tournures politiquement correctes de grandes personnes.
 
Il y a encore tant de choses que je voudrais te dire, tant de choses que je voudrais prévoir, t'offrir ou t'éviter... mais c'est pierre par pierre, et épreuves après bonheurs que nous construirons l'édifice de ta confiance en toi.
 
Il m'arrive de t'imaginer dans vingt ans. Quelles que seront tes décisions existentielles, je me plais à te rêver libre, indépendante, épanouie et heureuse. Je fais le voeu que chaque matin de ta vie d'adulte, malgré les contraintes du quotidien, tu puisses encore t'émerveiller de la couleur du ciel, et comme tu le fais si bien aujourd'hui, le pointer du doigt et demander "Il est où, le soleil?" "

 

12:26 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

13/08/2008

Enfin du temps...

Ca y'est le ryhtme effrénné s'est calmé... l'horaire est un mot qui ne voudra (presque plus) rien dire pendant quelques jours...

Enfin du temps pour moi, pour écrire, pour retrouver la source de mes mots dans la sérénité.

Alors "pour parler de moi" sans tout dire, j'avais envie de ressortir le questionnaire de Proust auquel j'ai répondu à l'école à l'âge de 15 ans... J'aime à lire le contraste entre les réponses d'hier et d'aujourd'hui...Je préfère celles d'aujourd'hui :-))

Le principal trait de mon caractère : Volontaire

La qualité que je désire chez un homme : Qu'il soit rassurant et fiable

La qualité que je désire chez une femme : Qu'elle soit franche et constante

Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : leur faculté à m'aimer comme je suis (pas si simple!!)

Mon principal défaut : Extrêmement rancunière quand on me blesse

Mon occupation préférée : Sans hésitation : écrire

Mon rêve de bonheur : Cath le sait (qques autres aussi ;-)) )

Quel serait mon plus grand malheur : Que ma fille soit malheureuse un jour

Ce que je voudrais être : Ecrivain

Le pays où je désirerais vivre : Dans le sud de la France, au soleil...

La couleur que je préfère : le blanc

La fleur que j'aime : les oiseaux de Paradis (mais non ce n'est pas un animal!!) et les orchidées.

L'oiseau que je préfère : la mésange

Mes auteurs favoris en prose : Françoise (Simpère of course!)

Mes poètes préférés : Nad (qui se reconnaîtra), j'avoue que je ne suis pas très "poésie"

Mes héros dans la fiction : Mel Gibson dans le "Patriote", Tim Robbins dans "Les évadés"

Mes héroïnes dans la fiction : Pénélope (son comportement : c'est plus qu'héroïque lol)

Mes compositeurs préférés : Vivaldi, Ravel

Mes peintres favoris : Van Gogh, Dali

Mes héros dans la vie réelle : eh oh, chut, si il me lit :-))

Mes héroïnes dans l'histoire : Marie-Antoinette

Mes noms favoris : mon prénom quand il m'appelle... J'en ai déjà sursauté, si, si!!

Ce que je déteste par dessus tout : la médiocrité

Personnage historique que je déteste le plus : Hitler

Le fait militaire que j'admire le plus : j'ai un peu de mal avec le côté "militaire"

La réforme que j'admire le plus : je sèche, pourtant il doit bien y en avoir une :-)

Le don de la nature que j'aimerais avoir : savoir pardonner totalement

Comment j'aimerais mourir : en me sachant aimée et en ayant dit à ceux que j'aime de quelle façon je les aime... Tout un programme!!

Etat présent de mon esprit : Blessé...mais il cicatrise vite ;-)

Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence : Je ne suis pas indulgente na!

Ma devise : "Rien n'arrive jamais par hasard" et "Le meilleur reste toujours à venir"

Et voilà :-)) 

 

22:56 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

16/06/2008

C'est dans la ..."poche" :-)

Je suis très peu présente ici et je le regrette énormément. J'ai changé de boulot depuis un mois à présent et j'avoue ne pas encore avoir acquis le rythme de navetteuse! Chose sympa pourtant : je me suis remise au canevas d'un prochain livre. Quelques balbutiements, 4 ou 5 phrases éparpillées, mais c'est un (tout petit) début quand même.

Si je me pose quelques secondes pour vous écrire, c'est parce que j'ai le plaisir de vous annoncer que "Massages, Caresses et autres câlins" va sortir en édition "Poche" (le 19 juin prochain!)

9782266173612

C'est que du bonheur!

 

                                              J'espère trouver bientôt le temps de venir alimenter cet espace...

21:41 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

14/05/2008

Une réponse pour...

Mimi, Edouard, Aramis, Martine, Emmanuelle, Benoît, Yves... et bien d'autres...

Comme le commente si justement Mimi, parler de ses proches est toujours difficile! Sur ce blog, j'ai posté juste deux lettres pour ma fille. Là, je pense avoir trouvé les (bons???) mots, assez justes pour retranscrire mon sentiment. Mais ce ne sont pas les textes les plus simples à gérer...et écrire les larmes aux yeux est un exercice difficile! Entre plume et mouchoir... ;-)).

Comme le dit Edouard, il livre "pas mal" de lui, de ses ressentis sur son blog. Sans aucun voyeurisme de ma part, j'aime à imaginer sa personnalité. De tels jeux de mots, une belle imagination et une pointe de raillerie aussi, le coktail est détonnant. Mais je devine (à tort??) une grande sensibilité derrière tout ça. Attention sensible ne veut pas pour moi dire "fragile" (même s'il n'y a en tous cas aucune honte à mélanger les deux!). Mais quoi qu'il en soit, c'est toujours très agréable de le lire! Et puis je suis persuadée qu'il y a des antennes "spéciales sagittaire" si, si, si ;-))

Et c'est vrai que finalement, écrire sa vie ou pas ce n'est pas tant la question. Si les émotions sont vraies...

Dans la partie "mail" il me plaît d'y trouver des mots libres, de vraies confidences car c'est comme ça que l'on constate que la communication entre les hommes existe encore. Par le biais des blogs, des histoires vraies ou fictionnelles, il y a toujours quelque chose qui retient notre attention, des phrases qui nous racontent un peu, quelqu'un qui nous parle vraiment.

Aussi, je n'aurai jamais envie de tenir un journal intime "on line" mais parfois commenter un évènement ou un autre, c'est parfois une idée de post sympa...surtout quand l'inspiration est en baisse (oui, oui je cherche parfois la facilité ;-))  )

Mais avec tout ça, je ne sais pas encore de quoi sera fait le prochain! Actu ou délire sémantique ??

16:22 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

11/05/2008

Puisqu'il faut parler de moi.

Juste cette petite phrase tirée d'une chanson de Natasha St Pier, que j'avais d'ailleurs postée ici, il y a quelques temps...

Ma boîte mail grossit de plus en plus et ça me ravit! Je ne répond pas toujours de suite, mais je lis tout et ça me parle. Finalement je me retrouve peu ou prou dans les histoires que je découvre. La recherche du bonheur semble tellement compliquée finalement.

Certains mails, moins "confidentiel" ont un message taquin envers moi. Certain(e)s ont envie d'en savoir plus sur moi, sur ma façon de penser, ou encore quel est mon regard sur l'actualité. "On" me dit en boutade que je me cache sur ce blog puisque je n'y raconte pas ma vie! J'aime à répondre que ma vie  n'est pas si intéressante que ça...mais qu'au fond je suis d'accord pour de temps en temps livrer un petit bout de moi.

Au risque de déplaire :-))

ange2

18:11 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

22/04/2008

Savoir donner...

Les élans de solidarité restent rares aujourd'hui. Aussi quand on rencontre des gens qui ont envie de s'impliquer pour une belle cause, c'est contagieux. Un tel enthousiasme, un tel dévouement... quel plaisir de pouvoir me créer une mini place dans cet engrenage. Aussi moi qui ici ne parle quasiment pas de ma vie, ni de mon quotidien, je ferai exception à la règle..parce que j'ai besoin de vous. J'ai très envie que vous suiviez ce projet humanitaire et je viens de créer un petit espace réservé à cela. N'hésitez pas à laisser là-bas un petit mot d'encouragement, car dans cette mobilisation, toutes les énergies seront bonnes à prendre.

Envers ces gens qui ont besoin de tout, pour qui la (sur)vie ne tient vraiment qu'à pas grand chose, je donnerai d'abord mes mots. C'est peu mais c'est un début. Françoise Simpère (fallait bien que je la cite, y'avait longtemps!!) a écrit que lorsque l'on agite une petite cuillère d'un côté de l'océan, un raz de marée peut s'ensuivre de l'autre... Je fais le voeux pour Midelt qu'il y ait bientôt mille petites cuillères en action!

Pour en savoir plus :

http://midelt.skynetblogs.be

 

MAROC

18:17 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

03/04/2008

 

Il n'y a plus de projets, plus d'avenir commun...plus ta voix, ni tes rires. Alors Claire reconstruit sa vie, une fois de plus. Elle sourit, se dit "que les chats ont bien sept vies, alors elle aussi...". A la base d'un nouvel édifice, elle fait le point : ce qui lui réussit, et ceux qui partent. Ceux qui cassent ses rêves et ce qu'il reste.

Tu es parti à l'étranger, tu as eu besoin de mettre une frontière réelle entre Claire et toi. Elle traîne toujours dans l'univers commun, s'arrête à un peu de mélancolie, ouvre les albums photos mais te range dans les souvenirs.

Elle va trouver un nouveau but, s'occuper l'esprit, pourquoi pas se battre pour une cause. Claire cherche, elle est tellement troublée que là, elle porte mal son prénom. "Je ne suis pas claire" pense-t-elle. Ca la fait marrer, cette force qu'elle met dans la dérision. L'humour sauve de tout, surtout de soi-même.

Toi, tu te morfonds sur la plage. Le sable est tiède et blanc, le soleil rayonne, tout est beau. Tu rêvais d'ailleurs, et tu y es! Et pourtant, tu ne te réjouis pas au bord de cette mer turquoise, que tu ne vois même pas. Juste tu as remarqué que l'eau est...claire!

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28/03/2008

Sanguine

Je marchais à tes côtés, je portais une robe rouge et toi ton long manteau noir. Le vent jouait dans tes cheveux et je me moquais de ta mise. Surtout, je cherchais un prétexte pour glisser ma main dans tes mèches ébourriffées. Te toucher... Te toucher. Ca aurait pu être un remède pour me consoler de tous mes rêves brisés, de cet amas de tristesse qui me recouvrait et que je ne savais comment évacuer. Le ciel était translucide, rouge dilué. C'était un décor "sanguine". Les nuages étaient plus foncés mais du même rouge que ma robe. Je nous voyais marcher côte à côte dans ce paysage dessiné. Je sais que j'avais peur, mais qu'avoir peur avec toi, c'était presque bon. J'attendais ta voix, et tes mots rassurants. J'en avais besoin. Je n'aurais, de toutes façons, pu croire que toi. Nos gestes se reflétaient en des ombres énormes et j'avais froid aussi. Tu as parlé de ma mère, tu as dit qu'elle n'aimerait pas me voir comme ça. C'était mieux que n'importe quelle promesse. C'était une des rares vérités capables de me faire réagir. Comment savais-tu?

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claude.treffot.free.fr/img/sanguine_paysage.jpg

C'était un rêve, c'était ce matin. Le téléphone a sonné à 8h21, éclatant cet instant onirique... Depuis je flotte entre songe et réalité : impression de marcher sur des nuages, de ne pas être tout à fait là...Je me suis habillée de rouge...et tu me manques...

 

16:49 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

26/03/2008

Etienne Daho.

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Et hop un p'ti post pour me faire plaisir, à  l'instar de "L'Obsession tour" de mon chéri... Je vous explique : ce 22 mars dernier, j'ai eu la chance d'aller applaudir Etienne Daho au cirque royal de Bruxelles. A l'écoute de son répertoire, je me suis aperçue qu'il a choisi d'interpréter ce qui lui tient à coeur plutôt que les succès "commerciaux" et j'ai adoré...

Je n'ai plus l'âge d'être une groupie, et au-delà d'une attitude puérile qui me ferait dormir sous des posters à son effigie, je ressens une vraie passion pour les oeuvres de Daho. Il n'y a pas un texte que je ne lui envie, à la virgule près... Il me plaît de rêver à des vibrations jumelles dans notre façon d'appréhender la vie. Up and down; ici et ailleurs; brisé et fort; passionné et déçu...mais toujours créatif.

Depuis 15 ans, en dépit des différents styles de musique qui explosent sans arrêt, en dépit de nombreux autres coups de coeur artistiques, Etienne Daho a toujours accompagné mes moments de grandes joies ou de déchirures. Et..."si rien n'est éternel, j'adresse maintenant et ici, une ultime prière, avant d'être poussière, oui, avant de devenir pur esprit, m'enivrer toute la nuit, d'son animale poésie"...(Extrait de "Sur la terre comme au ciel", album "l'invitation" 2007)

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18:11 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/03/2008

Funambules?

J’ai garé la voiture à un mètre du ravin. Prête à basculer…à l’image de ma vie…. Mais le vide ne m’a jamais fait peur, l’équilibre précaire non plus ! Je suis dangereuse. Tu es à mes côtés, tu ne dis rien. Ta main glisse le long de mon ventre, s’arrête sur la boucle de ma ceinture. Tu as un regard interrogateur, vert…diabolique, j’ai un sourire qui dit « oui ». Tu dois me croire un peu folle et je le serai ce soir. Ma bouche sur la tienne s’écrase en un baiser violent. J’ai un énorme besoin de fougue. Serre-moi à me faire mal, pour que j’arrête de respirer, que j’arrête de penser à tous ses mensonges qui me blessent. J’espère la marque de tes dents, de tes griffes partout sur moi. J’ai laissé l’autoradio fonctionner. J’ai le ventre qui se tord sous les vibrations des guitares électriques, de tes gestes forts. Le mélange est ardent. Mes cheveux couvrent mon visage, me voici ébouriffée, essoufflée. Ne dis pas que je suis belle. Invente-moi des mots. Alors tu parles, et je meurs sous le débit saccadé de ton discours. J’entends, je t’entends me raconter toutes mes vies, mes richesses. Et tu me prends là, dans mon unicité, dans mon abandon à toi. Mes larmes coulent et tu les bois, ainsi tu effaces le chagrin. Ancrés l’un dans l’autre à un mètre du vide…prêts à basculer…On se (re)tient…

Ecrit en écoutant "All these lives" de C. Daughtry...c'est fou ce que la musique inspire!

23:34 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

18/03/2008

L'absente.

On me cherche sans jamais me trouver, J'attire et j'attise des désirs inavoués
Comme le poison que l'on redoute, Je me dessine dans l'ombre d'un doute
L'abîme dans lequel tu plonges, Le songe dans lequel tu t'enfuis
La vérité en dépit du mensonge, Je jette le trouble dans ton esprit

Je suis l'absente
L'insaisissable
Je suis l'absente
L'insupportable

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Photo "volée" sur :

http://butterflysworld.unblog.fr/



Je vis dans chacun de tes gestes, Je m'évanouis dans chacun de tes mots
Je suis le temps qu'il te reste, Sombre et claire comme l'eau
Une douleur insidieuse, Un soupir inachevé
A ton âme ô combien précieuse, Le manque qu'il te faut combler

Je suis l'absente
L'insaisissable
Je suis l'attente
L'insupportable

                                                                                  Interprété par Olivia Ruiz

17:53 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/03/2008

en attendant ...

les photos du post précédent, envie d'une pause musicale un peu perso...

http://www.youtube.com/watch?v=8FhmknjRgA4

19:58 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

good vibrations.

blog flou


 

Ces 8 et 9 mars dernier, quel plaisir j'ai eu de passer un week-end fabuleux...J'ai revu Françoise Simpère (lien vers son blog dans la colonne de droite), un ami cher, et j'ai fait connaissance de "longues jambes" http://longuesjambes1.skynetblogs.be/. (N'hésitez pas à lire le blogs respectifs des deux femmes, elles ont aussi laissé leurs commentaires à ce sujet.)

Nous avons parlé d'amour. De toutes les sortes d'amour! Emotionnel, physique, familial, amical, chimérique...mais toujours passionné et profond. Peu de gens sont capables d'aimer à vie quoiqu'ils disent ou pensent. La réalité demeure souvent bien loin des promesses énoncées. Nous les "Simpériens" comme nous nous plaisons à nous nommer, savons ce qu'est de donner son coeur pour toujours. Sans exclusivité soit, mais avec tellement d'amplitude. Aimer et laisser libre, aimer et rester libre. Nous ne restons pas avec nos conjoints par nécessité, ni pour respecter un papier signé, encore moins pour les "habitudes" mais seulement par choix, pour le plaisir d'être là, de partager. Notre présence est en soi une preuve d'amour...

Nous étions tous d'accord pour énoncer notre différence au sein même de nos cellules familiales. Nous avons opté pour la transparence et ce, quel qu'en soit le prix (et j'avoue qu'il est souvent dur à payer quand on est mal "entendu". ).

J'ai gardé de belles images dans un petit coin de ma tête : Françoise si posée, si relax qui dédramatise tout avec tellement de sagesse; la complicité intacte avec mon cher ami, même si pourtant je sais que le temps qui passe n'effacera jamais rien...et mon coup de coeur du week-end, c'est cette lumière sur le visage de longuesjambes quand elle regardait son amoureux. Ca explosait de partout... L'amour sincère est si violent qu'il s'écrit sur nos peaux, dans nos yeux, dans chacun de nos gestes...J'en ai été le témoin privilégié ces jours-là. J'ai apprécié cette image miroir car j'aime comme ça, quand j'aime vraiment.

blog1

Le temps est passé trop vite mais les moments partagés furent vraiment chargé d'émotions, de symbiose, et d'une rare compréhension. Ca fait du bien! Encore...

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19:32 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

26/02/2008

Douce violence.

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Tous les jours, ta voix qui résonne ou tes mots volatiles que je reçois comme autant de papillons... que je n'apprivoiserai pas. Je ressens la distance qui s'amenuise peu à peu mais je m'échappe. Je capte ton sourire et tes yeux qui se plissent mais je ne t'accompagne pas. Je me sens figée, si peu naturelle. Mes paroles se bloquent et mon rire se suspend. L'atmosphère me semble fragile et pourtant tout se passe en douceur. Je t'entends m'apprendre les choses, au fond je ne t'écoute pas, je te regarde...simplement. Je relis "Autres désirs, autres hommes" de Françoise Simpère. Elle a écrit "Tu avais les yeux dorés et des tourments plein la tête". Je me dis qu'elle te connaissais. A moins que ce ne soit moi qui te vois partout, dans tout. Mon monde spirale autour de toi. Chaque tournant amorcé me ramène à toi, toujours, inlassablement...et si lentement. Les mois, les années s'égrènent et j'en suis toujours à mon point de départ. Silencieuse, presqu'inerte. Je suis chavirée en longueur, en langueur. C'est un contact ouatiné...pourtant chacunes de nos rencontres... me déchirent.

 

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21:31 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

14/02/2008

De circonstance ;-))

En ce jour de Saint Valentin, envie de vous dire, avec les mots d'un autre...

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L'amour est une catastrophe magnifique: savoir que l'on fonce dans un mur, et accélerer quand même.


[ L'amour dure trois ans (1997) ]
Frédéric Beigbeder

15:09 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

13/02/2008

Trop mathisée...

compas
Contre toute attente, ses lèvres sur les miennes et juste avant... moins d'une dizaine de mots... boulversants de simplicité... si l'on n'y prend pas garde.

Il a dit: "Là, ce soir, il n'y a que toi qui compte".

Tandis que je goutais sa salive, mon esprit ironisait. Il avait une épouse, des enfants, une villa qu'il payait encore, deux chiens, une carrière installée, des amis brillants et certainement triés sur le volet....

Je décomptais tout et je ne savais pas pourquoi.

Il avait encore ses parents, enfin je le croyais, une belle voiture, des vacances cinq fois par an, une bibliothèque qui attisait ma jalousie, des costumes griffés avec chemises et cravates assorties.

Mes lèvres sous sa bouche s'étiraient en un sourire. Je devais être folle pour faire ainsi l'inventaire de sa vie au lieu de profiter de sa sensualité. Mais je me voulais différente et unique dans tout cette profusion. J'aimais mesurer ainsi ma primeur de ce soir. Ca n'allait certainement pas durer, alors j'abusais.

Sous ses mains enhardies, mon corps brûlait déjà. Ma lucidité se diluait dans les caresses précises qu'il m'offrait. La nuit qui suivit fut étrange. Je la qualifiai de "mathématique". Eh oui, en romantisme j'ai des lacunes. Aucun autre qualificatif ne me paraissait plus convenable, car, ses doigts me dessinaient au millimètre, car, je n'ai pas arrêté mes calculs mentaux.

Et en regard de toutes ces choses précieuses qui faisaient son quotidien, ses mots : "Que toi qui compte" résonnaient comme un merveilleux cadeau.

J'ai décidé que ce ne serait pas seulement "là, ce soir..."

22:02 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/01/2008

Enchanted...

 

Dimanche matin, salle de ciné pas bondée pour une fois ça change! "Il était une fois..." mi dessin animé- mi film. "Croyez vous encore aux contes de fée?" Moi, je ne sais pas mais j'ai une imagination débordante, ça c'est sûr!  En tous cas j'en ai assez pour le voir sur l'écran. Assez pour lui trouver des ressemblances avec "Robert" avocat coincé, un peu désabusé. Vous riez? Mais à bien y regarder : même costard ajusté, même brushing impeccable, même corpulence, même maîtrise... Stop, la coupe est pleine...ça déborde...mes yeux aussi.

Je suis ridicule, suffisamment conne pour sortir livide et désoeuvrée d'un film pour gosses. Je ne pleurerai pas.

Dans la voiture, je mets la radio! Pour une fois j'espère le journal : histoire d'apprendre l'un ou l'autre fait divers sordide qui me remettra les pieds sur terre. Un bon moyen de se crasher en pleine réalité et de se dire qu'on a aucune raison de se plaindre... que JE n'ai aucune raison de me plaindre. Raté! Christophe Willem murmure "Jacques a dit "aime", j'ai beau t'aimer tu pars quand même". J'aime pourtant. Je l'aime. Il ne m'a pas quittée. Il n'est pas là, tout simplement...

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13:27 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook |

03/01/2008

Déjà 3 jours en 2008...

... mais pas trop tard pour vous remercier tous et toutes de vos bons voeux. A mon tour de vous souhaiter le meilleur, le meilleur et rien que le meilleur pour cette nouvelle année!

J'ai les doigts qui fourmillent de billets à vous écrire. Mon manque d'assiduité par ici n'est pas un choix délibéré...mais ça bouge dans ma vie et je ne parviens toujours pas à apprivoiser la course du temps... Heureusement, les jours rallongent parait-il, ah zut, on parlait seulement de la lumière :-))

 

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17:01 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

21/11/2007

Plus fort que tout...

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Ah la passion....

Vous savez... celle qui arrache, qui balaie tout. Qui fait oublier l'heure, confondre la nuit avec le jour. Celle qui nous empêche de manger, de dormir et qui nous laisse avec une pêche d'enfer quand même. Celle qui nourrit de tant nous apporter et fait tourner la tête d'autant de plaisir. Celle qui donne des papillons dans le ventre, qui fait que toutes les chansons qui passent à la radio nous parlent, que chaque récit semble né de notre histoire. Celle qui fait planer... quand on habite une bulle, qu'il n'y fait jamais trop froid, ni trop chaud, mais juste bien, juste comme il faut. Celle qui fait naître sur notre visage des sourires éloquents même dans les embouteillages ou dans la très longue file au supermarché. Celle qui rend le quotidien facile et les difficultés si surmontables...

C'est d'elle dont je veux m'abreuver, m'ennivrer même...

Et elle m'appartient quand je suis au creux de mes cahiers...ou quand je décompte les jours qui font que je l'espère depuis 2 ans huit mois 18 jours deux heures et quarante-trois minutes....

13:37 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (19) |  Facebook |

07/11/2007

 

 

 

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Et voilà, je fais le constat que mon blog se "pause" depuis trop longtemps. Les vacances qui m'ont fait décrocher, les voyages réels, puis virtuels... Les mains sur le clavier mais pour tout autre chose que créer des phrases. Et le temps passe...Trop vite... Comme je le déplore à longueur de journées, de mois et d'années. Les e-mails en suspend, le courrier sans réponse, la liste des gens "à rappeler" qui s'allonge et dans tous ces retards, des envies d'écrire malgré tout, encore et toujours. J'aime à dire qu'il ne coule pas de sang dans mes veines mais de l'encre. Ce besoin incessant et incontrolable de revenir à mes cahiers, à mon cher porte-mine et au centre des émotions. Les idées se bousculent, j'ai envie d'écrire un journal de sentiments en antithèse, aussi de boucler mon recueil de nouvelles, ou encore de me pencher sur la fin de mon roman qui sommeille depuis bientôt un an dans mon tiroir. Mais pour cela il faut du temps! 48 heures par jour, deux vies ne seraient sans doute pas suffisant...Sourire. Ou alors, il reste à sacrifier les nuits...

15:52 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

20/09/2007

J'ai écrit.

Aujourd'hui, justement, j'ai écrit...

J'ai écrit parce que j'avais besoin d'un bout de ciel, d'un endroit rien qu'à moi nimbé de mes couleurs. Comme quand on se crée un nid chaud et douillet pour dormir. Je me suis fabriquée une sérénité en vert! Pourquoi vert? Est-ce parce que c'est la couleur de l'espoir? En fait, je n'en sais rien, ça s'est imposé comme ça. C'est pour cela aussi que j'aime écrire, parce que je m'étonne moi-même du mot d'après, de celui qui naîtra au bout de ma plume, presque à mon insu.

J'ai écrit parce que la réalité ne me plaisait pas et qu'ainsi je pouvais changer le cours des choses. J'ai écrit tout ce qui sera, et j'ai oublié ce qui est... car aujourd'hui est effaçable.

J'ai écrit toutes tes émotions à venir, tous les mensonges que tu créeras pour moi, tes hésitations et tes envies de ne pas rentrer. J'ai entendu dans le creux de mon oreille, tous les mots que tu diras et qui te feront peur. Tes gestes aussi quand tes doigts dans mes cheveux... ou quand tu me retiendras par mon écharpe...verte...en riant!

J'ai écrit notre futur. Celui que tu pressens, celui que je ressens. Il ne sera qu'éphéméride peut-être, tel un calendrier dont on détache chaque jour une feuille; ou bien il n'aura pas de fin...

Et tu l'écrira toi aussi, tu coucheras sur papier les phrases qui déjà hantent ta tête. Tu décortiqueras le mécanisme inébranlable de cette machine qui s'est mise en route depuis nos regards nouveaux, et qui ne s'arrête pas, ne s'arrête pas, ne s'arrête pas. C'est une spirale de songes érotiques et de rêves poétiques. Roméo et Juliette te font rire, seule notre histoire te parait romanesque.

Et tu la calligraphies sur ma peau à l'encre indélébile...

 

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14:00 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

11/09/2007

Fatiguée??

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Au bout d'une plume paresseuse, mes mots glissent... goutte à goutte, sur des post-it.

      Essence des émotions présentes à aligner plus tard dans un petit cahier.

 Envie d'écrire pourtant et paresseuse en même temps.

                                     Hibernation avant l'heure par trop de manque de soleil.

Etourdissement, overdose de sensations par trop de manque de sommeil...

;-))

19:49 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

05/09/2007

Quatre jours après mon retour...

Déjà en manque de ce soleil qui coulait sur ma peau. Eblouissant, vivifiant, il me donnait une couleur de miel et des envies sucrées.

Déjà en manque de tes mots qui se déroulaient jusqu'à plus d'heure. De ces nuits que je prenais pour le jour, ou le contraire. Pas d'entrave à la torpeur qui suivrait, pas de réveil strident pour quitter les rêves à 7h.

Déjà en manque de cette insouciance, de cet agenda aux pages blanches.

Déjà en manque de cette vie sans timing, de manger quand j'ai faim même si c'est à 3h du matin, de dormir quand j'ai sommeil, même si c'est l'heure où tout le monde s'éveille....

Je suis en demi teinte, en prose poétique...

J'ai envie de prolonger tous les instants qui me touchent, te kidnapper sans penser que le temps nous est compté. Je veux oublier la course des jours, et ce que l'on nomme "calendrier". Marre de découper mon temps en petites tranches bien organisées.

Donne-moi la langueur de tes phrases et bouscule mon quotidien speedé mais sage. Je veux plonger dans tes yeux ou me perdre dans tes messages...

23:23 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

02/09/2007

Le retour et la rentrée...

Longtemps absente mais régénérée grâce à un style de vie différent,  à des rencontres troublantes,  des paysages nouveaux... Un petit bout de poésie ici pour reprendre le cours du blog aussi....

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Photo Arnildo

www.arnildo.com

 

Attache-moi…

 

D’un regard, d’une parole,

Ou de ton sourire qui me rend folle.

Par quelques caresses,

Un excès d’ivresse…

Avec tes mots moqueurs,

Tes désirs ou tes leurres

 

Attache-moi…

 

Par délices

Dans de tendres sévices

Tes dents dans ma chair

Tes griffes que j’espère.

Donne-moi ton feu,

Plus encore, si tu veux.

 

Attache-moi…

 

D’instants fugaces

De tempêtes et d’audaces

On va se dessiner des souvenirs

Une aquarelle de plaisir

Diluée dans l’émulsion de nos corps

Marquée d’une main qui signe « Encore »…

 

 

14:27 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

25/07/2007

D'une vague à l'autre...

Tout d'abord, vous dire que je ne vous oublie pas... (et ok pour les 8 tranches de vie que je détaillerai prochainement, merci de l'invit bdu ;-) ). Les mots s'écrivent ailleurs... en textes, en lettres à..., sur des tchat, dans des boîtes aux lettres. Milles petites perles d'amour, de sentiments, de volupté, de caresses à l'encre. Je vis sur des vagues, et l'une poussée par l'autre me porte à chaque fois un peu plus loin dans le rêve azuré et les délires kaléidoscopes. Pour une fois, lâcher prise et ne rien calculer, dépasser mes limites... toutes mes limites. Surtout ne pas réfléchir aux lendemains qui déchantent car il sera encore temps alors de se pencher sur les (éventuelles) blessures. Je vais au bout de mon envie, et je joue la surenchère en émotions. Le ciel est de velours rosé aux reflets bordeaux et grenats, l'inspiration est énorme, la poésie au rendez-vous. Je noircis mes pages, et remplis mon disque dur de toutes ces pensées au parfum de souffre que je vous confierai un jour...

23:56 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

28/06/2007

Clin d'oeil...

Merci encore une fois! Pour vos commentaires concernant le débat télévisé du lundi 25 juin dernier, pour vos mails à cette attention... pour votre présence et votre suivi, c'est tellement agréable!

J'avoue que je ne vous ai pas rendu visite et que là je n'aurai pas le temps de le faire...Je suis déjà presque sur la route des vacances! Mais promis dès le 15 juillet prochain, je referai le tour des blogs et je répondrai à tout mon courriel!

Je vous embrasse tous, portez-vous bien!

 

18:24 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

24/06/2007

Juste une précision...

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Encore merci pour vos interventions! Je me dois vous préciser quelque chose. Certains textes, livrés ici, s'adressent à des personnes réélles (et elles le savent) mais la plupart sont inventés. Les histoires sont créées, peut-être à l'image de ce que je voudrais que soit ma réalité, ou pour soulever des questions qui me tiennent à coeur. Comme ici par exemple, transgresser le silence pour dire à un homme qu'il me plaît ou un post plus bas pour parler des pulsions de désir féminin. En ce sens, tous vos commentaires me font plaisir, car chacun à votre manière, vous apportez un morceau de réponse. J'ai la sensation de ne pas écrire dans le vide, de trouver un écho à mes émotions. L'écriture, pour moi, est avant tout un partage, et cela n'a jamais été aussi vrai, à mes yeux, qu'ici sur ce blog ou sur les vôtres...Mais là, au risque de briser un mythe, ma carte de visite ne se ballade sous aucun verre, et donc...je n'attends pas de réponse d'un inconnu désirable. Mais si un jour, je tentais l'expérience, je saurais quoi faire, grâce à vous...

13:48 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

21/06/2007

Des questions, des questions...

Les jours passent et il n'appelle pas. Pas libre? Pas prêt? Pas pour moi?...Ce ne sont que les trois premières questions d'une longue série. Les doutes aussi, pour renverser une vérité selon laquelle je ne lui plairais tout simplement pas. Et s'il n'avait pas trouvé ma carte? S'il n'avait pas pu mettre un visage sur le nom en italique? Si la démarche l'avait choqué? Il y a tant de raisons, pour lesquelles on pourrait se louper. Les rencontres, ça tient à rien. Parfois c'est une dose de culot au bon moment, un trait d'humour sur lequel on peut embrayer, un "chiche" lancé au hasard et que l'on prend au mot. Je n'ai pas envie de ce silence...mais mon effronterie a des limites. A transgresser???

 

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Photo trouvée sur :

blog.france3.fr/.../Photographisme/2006/03.

13:38 Écrit par Syolann | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |